Promis, juré

Promis, craché, juré
désormais j’écrirai
du beau, du bon, du gai
J’ai déjà proposé :
le grand jeu des portraits
(sans beaucoup de succès)
des textes sur Corto,
drôle de zigoto,
sujet d’expositions
à Paris et à Lyon

Faire du fantastique
un brin érotique ?
Un test politique ?
Récit biographique ?
Pour œuvrer en gaieté
il est recommandé
d’esquisser un héro
positif et en gros
de l’enduire à chaque heure
de projet de bonheur

J’y consens volontiers
j’y vais sans barguigner
Des vers ou de la prose ?
Les chansons je n’ose…
À quelle fréquence ?
Ou bien du silence ?
Se dédier aux livres ?
Comment les faire vivre ?
Leur destin est précaire
ils n’ont plus l’art de plaire…

En outre, dans mon nouveau roman, j’achoppe sur le prénom de l’héroïne qui s’est d’abord appelée Solène, puis Diane, puis Raphaëlle, je m’oriente vers Anne ou Ariane en espérant que son fil…
Le problème des prénoms est qu’ils datent un livre. Si un ouvrage concerne une période précise, c’est justifié mais s’il se veut ouvert, il faut éviter cet écueil.
J’ai cherché des prénoms bibliques : peu nombreux. Sans le savoir, j’avais donné à l’un de mes personnages dans un ouvrage antérieur un prénom hébraïque. Or, ils ont une signification qui ne correspondait peut-être pas au personnage.
Inventer un prénom n’est pas simple. J’assemble les lettres ou les sons que j’apprécie. Des sonorités douces ponctuées de hiatus : Laïva – Oltéou – Atea… Avec un A final, le prénom sera repéré comme féminin. Atea sonne bien mais pourrait être un sigle d’entreprise. Prendre le nom d’une fleur peu usité… La plupart sont longs, alambiqués, neutres…
Buter sur ce point crucial m’attriste, or j’ai opté pour la gaieté….

Donc des vers pour rire
nous iront à ravir
bordés d’une musique
légère exotique
que je vous suggère
n’étant pas trouvère
d’inventer derechef
et pour faire bref
n’étant pas troubadour
retour dans quinze jours

Photo prise au Château de Lacapelle-Marival 2017

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