été

La nuit étoilée

prend son temps

Elle attend

le bleu brûlant

du jour suivant

qui déjà palpite

bourdonne

 fusionne

crépite

effervescences

des transparences

La terre étale

 ses cicatrices

au tempo des cigales

qui craquettent

et se régalent

comme les poètes

L’été prolonge

tous les étés

un bond sans terme

l’encore culminant

dans le renoncement

 l’ombre plonge

verticale  s’enferme

l’air s’emplit

de cosmogonies

d’ailes poudrées

qui s’effritent

furtives agonies

pas même célébrées

Le temps crépite

dans l’instant

Il faut  lui résister

ou

s’abandonner

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