Champagne
En cette période de fêtes, lancer un texte qui leur tourne le dos est délicat, néanmoins nombre de dictateurs ayant pignon sur rue, ne respectent même plus « la trêve des confiseurs » !
Des vœux jaillissent de partout, j’en lis de merveilleux, et si un tiers se réalisait, presque tout irait pour le mieux, le monde en serait apaisé.
En cette circonstance, je recours fréquemment à un poème, mais les récents bottent en touche. Notez que le paragraphe précédent est en octosyllabes. Bref, l’un de mes écrits en attente s’intitule Champagne, un peu mi-figue mi-raisin, offrant, cependant, une occasion de trinquer. Donc, que cette année corresponde à vos désirs !
Voici le texte. J’apprécie un champagne bien sec aux bulles fines dans un contexte idoine exigeant des libations : anniversaire, succès, réception, célébration, j’y ajoute les évènements exceptionnels, ceux qui me combleraient. Certes, on peut glorifier une peccadille, voire le simple fait d’avoir mené à bien une tâche ardue. Prétextes !
Je consens à acquérir ce divin nectar à un prix conséquent et non un autre vin peut-être plus délectable et plus surprenant. C’est donc bien son image que j’achète : le pétillement festif.
Délice de la première coupe, plaisir de la seconde, au-delà c’est décevant. Pourtant une fête avec modération périclite dans l’oxymore.
Considérons les bulles. Elles acceptent de se démocratiser : mousseux, vinho verde, cidre, eau pétillante, hélas sans paillettes !
La fête n’est festive que dans l’exception : ce qui exclut de déguster du champagne chaque jour.
Quoi qu’il en soit, je vais mettre une bouteille au frais, au cas où…