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Dans le bois

Enfant, un soir d’orage, à la nuit tombante, je revenais en toute hâte vers Horca. Soudain, un hurlement, je me retourne et pars en courant. Une lichette de jour soulignait l’horizon calotté d’un nuage gris fer. Je sens sur mes jambes leur souffle. Je tombe. Trois loups maigres aux yeux étincelants m’entourent. Je dessine, vaguement, un signe de croix : les loups se transforment en trois sapins. La frayeur de la vieille dame fait sourire l’auditoire.…

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Boîte à livres

J’ai emprunté un bouquin dans une « boîte à livres » : une ancienne cabine téléphonique reconvertie et aménagée pour les accueillir . C’est un roman policier. La première partie est angoissante, la deuxième ne semble pas se raccorder, mais je redoute qu’elle soit plus déstabilisante encore. J’arrête ma lecture, d’autant que je crois l’avoir déjà lu.  J’envisage de le rapporter. Le risque est que je le choisisse de nouveau. Le jeter ? Jeter des livres me pose toujours…

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Lettre à « mes » non-lecteurs absolus

Dans mon blogue 1ère saison intitulé « à suivre… », j’adressais une lettre « Au lecteur idéal », dans ce blogue 2e saison, je me dois d’écrire à une autre catégorie : à « mes » non-lecteurs absolus. Ne vous y trompez pas, c’est un cercle très restreint car il faut remplir des conditions drastiques pour mériter cette estampille. Sont exclus d’office ceux qui ne lisent jamais ou uniquement des brochures techniques ou des revues. Conditions requises : 1- Lire régulièrement : achats…

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Voyage à Compostelle

Les chemins de Saint-Jacques de Compostelle tenaient leur rôle dans mon roman « Pas de deux ». Lorsque je rencontrais des lecteurs l’ayant accompli en partie ou en totalité, j’avouais que mon parcours se limitait à un petit bout de chemin franchi à cheval. (Pour valider le pèlerinage, un minimum de cent kilomètres à pied et deux cent à cheval sont requis.) Par l’entremise d’un voyage organisé empruntant le chemin portugais en car, je me suis retrouvée…

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Un clown

En attendant que la fête commence, je déambulai entre les stands d’un grand parc public situé en banlieue parisienne. La sono de la scène centrale avait été réglée, ainsi que la balance. De petits chapiteaux fignolaient leur installation ou leur spectacle. J’apprécie ces moments où il ne reste qu’à attendre entre fébrilité et ennui et plus encore ceux qui suivent mélancoliques, tatoués des traces dérisoires de ce qui a eu lieu : chaises déplacées, programmes froissés, cannettes…

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Trop c’est trop

(Sur l’air qui vous conviendra) Y’a trop d’auteurs c’est pas porteur y’a des vedettes à peine honnêtes et puis des stars et fort peu d’art Salons et foires un grand bazar assez peu chics des pompe à fric Range ton talent c’est pas l’moment Mon pauvre Pierrot mon pauvre Léo de littérature reste la rature que faut-il faire des bonnes manières ? Les métaphores s’évaporent les dissonances mènent la danse même les rimes s’enveniment Je prends…

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Relecture

Je viens de relire l’un de mes romans « Pas de deux » écrit voici presqu’une décennie. C’est un laps de temps qui transforme l’auteur en lecteur. Trois surprises m’attendaient. La première : le roman contient une mise en garde prémonitoire de l’envahissement des portables et des réseaux. La deuxième : l’ouvrage  est plein de rebondissements, un vrai roman ! La troisième : hélas, présence de nombreuses « coquilles ». Terme dont l’origine est justement explicitée dans ce livre et qui désigne toutes…

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Les poètes & la mort

Les poètes, de Villon aux Romantiques, évoquent ce couple infernal : l’amour/la mort – mariés pour cause de paronomase ? Plus proche encore en Occitan : l’amor/la mort. Léo Ferré relatait un coup de fil de la Camarde : – Je suis la mort, j’aime bien ce que vous faites. – Moi aussi, Madame, j’aime bien ce que vous faites. Pour ma part, j’aurais répondu : – Je déteste ce que vous faites, c’est nul ! C’est immobile, froid, triste, puant…

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Quarante ans après !

Quarante ans ! Ça fait quarante ans, le double de chez Dumas Père… Un courriel me demandait : Est-ce bien toi ? Ben oui, c’est assez facile à vérifier : j’ai un site, des photos, un nom inchangé moyennement répandu. Quant à lui c’était… le premier et je fus sa première. Bref, une première de part et d’autre avec les difficultés et les tâtonnements afférents.  La suite ne fut guère plus évidente, sans doute par ma faute : j’avais…

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Déjeuner d’auteurs

Pendant tout le repas offert par les organisateurs du Salon du livre, il  monopolisa la parole. – Je ne dis pas que je suis écrivain, je trouve ça prétentieux : je suis romancier. L’écrivain, en face de moi, manifesta quelque agacement.  Je fis remarquer qu’être écrivain, c’est travailler l’écriture qui est notre matière première comme un sculpteur travaille la terre, un peintre les couleurs… J’aurais pu ajouter que pratiquant tous les genres littéraires, je considérais le…

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