Panier 0
Lire la suite

Champagne

  En cette période de fêtes,  lancer un texte qui leur tourne le dos est délicat, néanmoins nombre de dictateurs ayant pignon sur rue, ne respectent même plus  « la trêve des confiseurs » ! Des vœux jaillissent de partout, j’en lis de merveilleux, et si un tiers se réalisait, presque tout irait pour le mieux, le monde en serait apaisé. En cette circonstance, je recours fréquemment à un poème, mais les récents bottent en touche. Notez…

Lire la suite
Lire la suite

Biographie du père Noël

Épuisé par sa tournée, le père Noël s’affala dans la neige, ne cherchant pas même à se relever : il médite. Le pire du pire est que personne ne m’offre de cadeau ! Certes, je ne suis plus un enfant, ma barbe blanche en témoigne, mais lorsque j’étais petit… On me découvrit dans une étable entre une licorne et un phénix qui me réchauffaient de leurs rêves. Ils devaient rejoindre des amis dans le Grand Nord…

Lire la suite
Lire la suite

Pièges nocturnes

  Je rentrais chez moi dans la nuit opaque d’un novembre chagrin. La départementale étroite enchaînait les virages. Je roulais sans distinguer grand-chose lorsqu’un panneau jaune m’arrêta : Route barrée. Aucune indication de déviation. Faute de pouvoir exécuter un demi—tour à cet endroit, je continuai. Plus loin, un feu alternatif m’ouvrit le passage, je poursuivis et rencontrai un nouveau panneau : Route barrée dans 2 km. Dans ce cas, pourquoi avoir installé un feu alternatif ? J’avançai. Je franchis aisément…

Lire la suite
Lire la suite

Autodafé

La maison des écrivains et de la littérature à Paris n’existe plus,  les archives : huit cents cassettes d’entretiens, abandonnées. Où donner asile aux livres et aux rêves ? Dans les Salons du livre et autres étalages livresques où je m’obstine à présenter mes œuvres, les passants me confient fièrement se fournir dans les boîtes à livres ou, à la rigueur, dans les bibliothèques. J’ai cessé d’exposer ma théorie : si les fruits et les légumes étaient…

Lire la suite
Lire la suite

Disgrâces

Je suis très sensible aux voix, je perçois certaines comme désagréables et je capte les fausses notes dans une interprétation musicale. Je considère ceci comme une qualité. Par contre, je déplore mes réactions négatives face aux visages disgracieux. (Je n’ignore pas que mon nez n’est pas droit, disons même de travers.) Certaines figures affichent une laideur globale, d’autres se contentent d’en saboter une partie : un nez, une bouche, des yeux, un menton, un front (?),…

Lire la suite
Lire la suite

Andalousie : représentations religieuses

Les têtes des douze apôtres  nous fixent depuis un cercueil en verre : étonnement et tristesse emplissent leurs yeux. Ils se ressemblent. Dans un retable aux colonnes dorées, torsadées   : une statue de la vierge habillée de vêtements en dentelles, un diadème d’étoiles, en contre bas, dans un tombeau transparent sur fond rouge la dépouille du christ,  jambes pliées comme sur la croix, presque nu. Un contraste saisissant ! Ces représentations suscitent en moi des…

Lire la suite
Lire la suite

Faire le point

– Je dois m’acheter une conduite. – Ça coûte combien ? – Je ne sais pas, ni même à qui m’adresser. – Est-ce une sorte de chemin de table ? – Non, rien à voir. C’est se comporter comme il se doit. – Ça veut dire quoi ? – Je ne sais pas vraiment. Au Moyen âge, on pouvait acquérir des indulgences auprès des prélats pour absoudre ses péchés : c’est dans ce registre. – Tu as péché ? – Sans doute, comme tout le…

Lire la suite
Lire la suite

« Reportage »

Prendre des photos lors d’un voyage organisé relève de la mission sinon impossible du moins acrobatique. Il y a toujours un membre du groupe qui se profile juste en plein milieu. L’option : rester en queue et attendre que l’horizon se dégage comporte deux risques majeurs : se perdre et se retrouver englué dans d’autres cohortes. Situation classique, mais dépassée ! Désormais, on bute sur des jeunes filles maquillées, bijoutées, en robes longues reproduisant des poses stéréotypées sous…

Lire la suite
Lire la suite

Derrière mon étal

Pourquoi, ce refus de réfléchir ? Moi, à « me prendre la tête », « je prends mon pied ». Et comment expliquer la rareté d’échanges authentiques ? En juillet, un homme m’a longuement expliqué que je ne vendrai pas mes livres dans cette ville de « décérébrés » : je devais recourir aux réseaux. Lui, poète et scientifique, concevait des textes de vulgarisation, son site se révélait porteur. Peut-être que ceux ciblés attirent, mais un site littéraire… Il ajouta qu’il n’appréciait pas…

Lire la suite
Statue mexicaine à l'apparence renfrognée Lire la suite

Conversation

– Bien sûr que j’existe. – Of… – Je suis devant vous et nous discutons. L’homme lui envoya son poing dans la mâchoire : il s’écroula. L’existentialisme n’est pas un humanisme, pensa-t-il en se relevant péniblement. L’envie d’argumenter l’avait quitté. Quelques injures de bon aloi se présentaient, mais il préféra préserver sa dentition, il murmura : – Ce contact me confirme une réalité tangible, néanmoins plusieurs manières d’être au monde coexistent, celle des… Rictus aux lèvres, le type s’avança. – Soit !…

Lire la suite